• Camille Fleury

Dauphinette : une seconde vie grâce à l'upcycling

Nous nous sommes tous déjà perdus dans les vieilles friperies parisiennes, qui regorgent de surprises en tous genres : manteaux de fourrures, chaussures à sequins, pulls de coupe du monde 98, ou même chapeaux de cow-boys … Ces lieux sont à la fois considérés comme des tas de vieilleries, ou comme une mine d’or pour les fashionistas. Les vêtements de seconde main redeviennent tendance. Encore plus lorsqu’ils bénéficient de petites retouches pour être twistés, comme nous le prouve Dauphinette.





Dauphinette, c’est la promesse d'Olivia Cheng. Le nom n’a pas été choisi au hasard : Dauphin, en français, désigne le prochain héritier du trône, incontestablement connu et désiré. Rapproché au suffixe -ette, Dauphinette s’inscrit comme une continuité de la mode féminine, indémodable.


L’idée est venue dès la 18 ème année de la jeune femme créative toujours attirée par l’art et les couleurs, au beau milieu d’une friperie parisienne, dans le Marais. Ayant toujours apprécié les friperies, lieux qui représentent pour elle une source de folie et de créativité, elle rêve de ré-inventer la mode. Les objets de seconde main représentaient pour elle une richesse inespérée qui n’était pas assez exploitée, les produits étant souvent abandonnés dans de multiples friperies (ou dans le grenier de nos grand-mères). Passionnée de fringues, mais aussi de peinture, cette jeune femme aux multiples facettes a su surfer sur la vague du vintage pour proposer des pièces justes pour la planète, et sublimes pour nos yeux.


Mordue d’imprimés, de fleurs, mais surtout de couleurs acidulées et joyeuses, Olivia Cheng a réussi à monter son univers, et à créer un véritable engouement pour cette tendance de renouvellement des styles.





Tout est imaginé à New York, ville de la démesure et de l’esthétisme. Quasiment la totalité des pièces sont faites à la main, et son catalogue est un important panel de propositions, de styles, d’ambiances. De nombreux sacs et accessoires sont également choisis avec soin. La qualité est pour elle primordiale, et chaque pièce proposée est customisée, remise au goût du jour, pour le plus grand plaisir des accros à la mode, encore plus lorsqu’ils sont nostalgiques des 60’s.


Olivia Cheng a une approche bien à elle de la mode : elle l’aborde avec enthousiasme et joie. Cette démarche est unique et sonne joliment. Pour elle, la mode est une manière de s’évader, de s’épanouir. “Porter des affaires de la marque Dauphinette doit aider les gens à se sentir bien et heureux” clame t-elle.


Dauphinette prône également l’importance de « l’impact of dressing » : Aujourd’hui, certaines marques surfent sur les dérives de notre société de consommation, et sont capables de faire des ravages écologiques et humains. Et certaines enseignes basculent dans le greenwashing. En se rapprochant du vintage, on s’assure une certaine qualité, puis, chaque objet a une histoire bien à lui… Pour Olivia, ils sont uniques et porteurs de sens.


Dauphinette, c'est donc l’alliance de l’esthétisme, du respect de l’environnement, et du renouveau.



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