MONTI : la mode se met à la récup'

En 2018, la styliste consultante freelance Chloé Gray souhaite donner vie aux mètres de tissus oubliés des ateliers de couture, mais aussi créer une marque plus responsable. MONTI voit alors le jour.




Inspirée par les popelines de coton qu’elle trouvait dans les fins de stocks, Chloé Gray a voulu faire de MONTI une marque à son image : « de manière instinctive car c’est comme ça que j’aime m’habiller, j’ai voulu que les pièces soient classiques et intemporelles : la chemise oversize que tu aurais volé à ton mec, le beau caftan bain de soleil, la petite robe d’été, un grand cabas XL… ». Soucieuse de promouvoir une mode plus responsable, locale et intemporelle, les pièces sont produites en région parisienne avec les stocks endormis de tissus de luxe. Les pièces sont des donc éditions limitées, parfois même uniques. Ici, pas de collections saisonnières, les pièces sortent en fonction des trouvailles par drop plusieurs fois par an. Il y a aujourd’hui une quinzaine de pièces allant de la chemise oversized en satin au kimono en velours, en passant par la parfaite petite robe printanière.



La proximité avant tout


Fidèle à ses valeurs de proximité, Chloé travaille aujourd’hui avec un ESAT – un établissement aidant à l’insertion des personnes en situation de handicap – à Paris pour la confection des cabas et le reste des pièces sont faites en atelier à Paris. « Nous avons changé plusieurs fois, c’est la partie compliquée du travail... Trouver le bon atelier, qui soit en phase et réponde à nos critères de qualité et de production” nous confie Chloé. Elle est également aidée de deux couturières freelances à Paris. «La proximité est un luxe que nous apprécions et souhaitons promouvoir. »


Marque inspirante, plusieurs collaborations ont vu le jour avec des créateurs sensibles aux valeurs de MONTI comme Peter&May ou encore Kurma Studio. Aujourd’hui, Chloé est inspirée par Maison Cleo « qui développe et remet à l’honneur une façon de faire fonctionner une marque comme cela se faisait au siècle dernier et qu’il semble aujourd’hui nécessaire de retrouver. »


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